Résidence de la Compagnie Jean Duceppe, ce théâtre situé sous le Théâtre Maisonneuve présente plus de 200 représentations chaque année. La scène est d’une largeur exceptionnelle et la salle peut accueillir 765 personnes en ses mûrs.
Son directeur artistique, Martin Faucher, a annoncé mardi soir les 27 spectacles de cette année, une programmation hétéroclite, comme en ont l’habitude les fervents et fidèles festivaliers du FTA.
« Faire de l’art, c’est sportif! », disait hier midi au Monument-National le directeur artistique du Festival TransAmériques, Martin Faucher, en révélant à la presse six spectacles de la 11e édition du FTA qui se tiendra du 25 mai au 8 juin. Et il y a vraiment de quoi avoir hâte!
Évitant les épanchements mélodramatiques, Les héros fait sourire et réfléchir en abordant de front deux sujets presque tabous dans la société : la vieillesse et les répercussions psychologiques de l’après-guerre chez les soldats l’ayant vécue.
La soif intarissable de pouvoir se manifeste dans toutes les sphères de la société. Sournois manipulateur, l’être candide aux apparences inoffensives est bien souvent celui qui planifie les jeux les plus machiavéliques et sordides pour parvenir à ses fins. Voici le message de En cas de pluie, aucun remboursement de Simon Boudreault, qui signe pour le Théâtre Jean-Duceppe un autre tour de force un an après le succès triomphal de As is (tel quel).
Impossible de ne pas penser à Rita Lafontaine en voyant briller Guylaine Tremblay dans Encore une fois, si vous permettez de Michel Tremblay chez Duceppe. Et ce n’est pas un défaut, bien au contraire. La comédienne montre la même autorité bienveillante dans ses inflexions de voix et sa démarche que Rita Lafontaine qui a créé le rôle de Nana, la mère de l’auteur, il y a 18 ans au Rideau Vert.
Avec les récents papiers qui ont circulé sur la quasi absence des minorités visibles dans nos médias et le tollé à propos des accommodements déraisonnables du blackface, le sujet de la pièce Race de David Mamet s’inscrit plus que jamais dans l’actualité. L’adaptation québécoise de ce débat d’une heure trente atteint sa cible ; nous faire philosopher au-delà du racisme et nous ramène à ces fondements : l’hypocrisie générale.
Pour clore l’année 2015, le Théâtre Duceppe présente la mouture québécoise d’Une heure de tranquillité du dramaturge français Florian Zeller. Présenté originalement en 2013, en France, avec Fabrice Luchini dans le rôle du personnage principal, puis adapté l’année suivante au cinéma avec Christian Clavier en tête d’affiche, les attentes étaient grandes !
Dans l’audacieux décor d’Olivier Landreville, dix comédiens, sous la direction de Frédéric Dubois, jouent le drame ordinaire d’une famille de l’Ohio ayant perdu un fils à la guerre.
Présentée d’abord au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui en 2014, la pièce As is (tel quel) écrite et mise en scène par Simon Boudreault, est maintenant montée au Théâtre Duceppe de la Place des Arts. Sors-tu.ca était présent à la grande première le jeudi 10 septembre. Excellents comédiens dans un décor impressionnant, humour et dureté face à la réalité, mise en scène originale et dynamique, tout y est malgré quelques failles. Retour sur une pièce franche et directe.
Avec Qui a peur de Virginia Woolf?, préparez-vous à assister à un jeu de pouvoir dans lequel tous les coups sont permis. Un couple se livrera à une froide guerre psychologique, s’humiliant l’un l’autre et tentant de prendre le dessus à tout prix. On peut se demander si quelqu’un en sortira indemne, y compris le public.