Nancy Boulay
Collaboratrice (Qc) Pour rejoindre Nancy: abhffbz@vpybhq.pbzFestival d’été 2026 – Jour 8 | Gwen Stefani fait exploser les Plaines pour une première visite inoubliable
Il y a des artistes dont la réputation les précède. D’autres qui, malgré une carrière déjà bien remplie, réussissent encore à surprendre. Pour sa toute première présence au Festival d’été de Québec, Gwen Stefani a prouvé qu’elle entrait dans les deux catégories. Jeudi soir, sur les plaines d’Abraham, la chanteuse américaine a livré un spectacle aussi énergique que généreux, transformant une soirée pourtant fraîche et venteuse en immense fête. Avant elle , Jessie Reyez avait préparé le terrain avec une performance authentique, portée par une personnalité attachante et un désir évident de connecter avec le public québécois.
Festival d’été 2026 – Jour 7 | Kesha impressionne visuellement, mais c’est Shaggy qui vole la vedette
Il y a des soirées où l’on quitte les plaines d’Abraham en ayant assisté exactement au spectacle qu’on était venu voir. Et il y en a d’autres où celui qu’on attendait le plus n’est finalement pas celui qui laisse la plus forte impression. Pour cette septième soirée du Festival d’été de Québec, la foule, la plus imposante aperçue jusqu’ici cette année, s’était massée devant la scène Bell pour Kesha. Avant elle, Shaggy et All-American Rejects avaient déjà réchauffé les festivaliers. Au terme de cette soirée, une évidence s’impose : celui qui aura véritablement transformé les Plaines en immense piste de danse, c’est Shaggy.
Festival d’été de Québec 2026 – Jour 3 | Luis Fonsi peine à enflammer les Plaines, Aria Vega crée la surprise
Il y a des soirs où tout semble réuni pour créer une gigantesque fiesta. Un samedi soir sur les Plaines d’Abraham, une foule allumée, une programmation aux couleurs latines et l’un des artistes hispanophones les plus populaires de la planète. Sur papier, cette troisième soirée du Festival d’été de Québec avait tout pour faire danser les milliers de festivaliers présents. Pourtant, malgré une scène spectaculaire et une sonorité irréprochable, quelque chose n’a pas collé entre Luis Fonsi et son public. Une connection qui ne s’est jamais complètement installée. À l’inverse, celle qui montait sur la scène avant lui, Aria Vega, a livré une prestation qui respirait la fraicheur et le plaisir.
Festival d’Été de Québec 2026 – Jour 2 | The Lumineers rappellent pourquoi certains spectacles restent gravés longtemps
Il y a des spectacles qui divertissent. Puis il y a ceux qui rassemblent des dizaines de milliers de personnes dans un même mood, au point de donner l’impression que, pendant près de deux heures, plus rien d’autre n’existe. Dix ans après leur dernier passage au Festival d’été de Québec, The Lumineers étaient de retour sur les Plaines d’Abraham vendredi soir. Devant ce qui est devenu, selon les propres mots de leur chanteur Wesley Schult, «la plus grande foule» devant laquelle le groupe ait joué, la formation a livré une prestation généreuse, particulièrement humaine et portée par une énergie contagieuse. Avant eux, Wyatt Flores et The Barr Brothers avaient ouvert la soirée avec deux propositions très différentes, chacune à leur façon.
Flo Rida au Centre Vidéotron | Un spectacle festif où le public devient la vedette
Il y a des spectacles qui se regardent. D’autres qui se vivent. Et puis il y a ceux qui réussissent à transformer un amphithéâtre en une seule et même piste de danse, où l’âge, les habitudes et le quotidien disparaissent pendant plus de deux heures. C’est exactement ce qui s’est produit hier soir au Centre Vidéotron, alors que Flo Rida était de passage à Québec, précédé du mythique duo québécois Taktika. Une soirée construite autour de la nostalgie, de l’énergie et d’un plaisir contagieux.
Rupture à domicile au Théâtre Petit Champlain | Quand les mensonges deviennent le plus beau prétexte pour rire
Il suffit parfois d’une simple sonnerie de téléphone pour faire chavirer une soirée… et une vie. Présentée jusqu’au 15 août au Théâtre Petit Champlain, Rupture à domicile transforme un processus aussi complexe qu’une séparation amoureuse en une mécanique théâtrale d’une efficacité savoureuse. Entre quiproquos, mensonges et rencontres improbables, cette comédie estivale mise en scène par Marie-Hélène Lalande offre exactement ce qu’on attend du théâtre d’été : un moment léger, rythmé et divertissant.
Dominic Paquet à la salle Albert-Rousseau | Rire de vieillir sans jamais perdre son coeur d’enfant
Il y a des humoristes dont les blagues font sourire et d’autres qui créent instantanément un sentiment de familiarité. Dès les premières secondes de ce nouveau spectacle présenté devant une salle complète, on comprend pourquoi, après des décennies de carrière, Dominic Paquet demeure l’un des visages les plus appréciés de l’humour québécois. Cette nouvelle tournée, portée par du matériel inédit, prouve qu’il est possible de grandir sans renoncer à cette part de folie qui fait éclater les rires les plus sincères.
Zaz au Centre Vidéotron | Chanter comme si rien d’autre n’existait
Il y a des artistes qui montent sur scène pour chanter. Puis il y a ceux qui semblent incapables de rester immobiles parce que quelque chose brûle à l’intérieur d’eux. Hier soir, au Centre Vidéotron, Zaz faisait partie de cette deuxième catégorie. Pendant près de deux heures, l’autrice-compositrice-interprète française a transformé la scène en un immense terrain de liberté où la musique devenait presque une entité. Une présence impossible à ignorer. Une énergie impossible à contenir.
Le Diamant présente sa saison 2026-2027 | Ralentir le temps pour mieux regarder le monde
Il y avait quelque chose de beau dans cette salle remplie de coeurs fébriles, mercredi avant-midi, au Diamant. Quelque chose qui ressemblait à une réunion de vieux amis, à un refuge discret pour ceux qui cherchent encore à être bouleversés par l’art. Plusieurs semblaient se connaître. Comme si cet endroit, au fil des saisons, avait fini par créer sa propre communauté de fidèles.
«Aimons-nous sans attendre» | Michel Rivard face au temps qui file
Au moment où les lumières s’éteignent, une étrange douceur envahit la salle. Sur scène, un long banc de salle d’attente, derrière, un mur tapissé de feuilles épinglées, oubliées sur un babillard, une petite musique d’ambiance presque rassurante. Puis, Michel Rivard entre avec sa soif de raconter et son regard chargé de temps. Dès les premières phrases lancées pour cette proposition musico-théâtrale de Après on va où?, présenté hier au Grand théâtre, tout devient évident: il ne sera pas seulement question de musique. Il sera question de la vie. De la mort. De l’amour. Et surtout de ce qui reste à la fin.